L'histoire de Djillhi

Djillhi signifie « Sauter de joie, gambader » dans un dialecte de ma région d’origine. Au moment de choisir un nom, il était important pour moi d’avoir un lien avec mes racines. Djillhi ça résonne en moi aussi en pensant au mot ladakhi (nord de l’Inde) « julee » qui signifie bienvenue. Cette région du monde est importante pour moi.

Ma toute première rencontre avec ces instruments n’est pas très romanesque. Mon amie m’a conseillé une vidéo du musicien Davide Swarup sur internet. Environ deux semaines plus tard je rencontrais des musiciens suisses grâce à la plateforme handpan.org. Je me souviens bien de ce moment d’émerveillement. Je repartis le soir même avec un instrument, qu’on me prêtait et que je pouvais acheter si un lien se créait entre l’instrument et moi.

A cette période, durant mon temps libre, je fabriquais pour moi et mes colocataires des meubles en palette. Je me sentais particulièrement bien à fabriquer ces meubles. Sans trop me poser de questions j’ai alors commencé à rassembler des informations sur la fabrication des Pantam/Handpan/Cupola (ces recherches n’ont jamais cessé).

Après 6 mois de recherches, il était temps de me lancer concrètement. J’ai commencé avec un bidon d’huile, il avait l’avantage d’être gratuit dans une décharge et était proche de ce que le peuple de Trinidad et Tobaggo a utilisé à la naissance des steelpans.

Il était d’abord question de comprendre par l’acte comment le métal se travaille. Quelles sont les conséquences du poids, de la forme, de la matière et de l’angle du marteau sur l’acier.

J’ai fini par casser ce tonneau d’huile et le suivant. Mais les sensations et les premières sonorités étaient déjà là. Le plaisir d’apprendre un métier à mon rythme, seul et en m’amusant était tel que je ne me voyais pas arrêter cette aventure.

Grâce à des outils plus performants et de l’acier qu’un fabricant plus expérimenté m’a revendu j’ai commencé à travailler de la tôle plus proche de ce qui constitue aujourd’hui mes instruments.

J’ai commencé mes expériences dans une pièce de 7m 2 que je sous-louais dans  l’atelier d’un designer menuisier. C’était l’espace parfait pour commencer sans déranger les voisins. J’avais accès à quelques outils intéressants pour fabriquer mes premiers équipements. Rapidement le besoin d’un espace plus personnel avec assez de place pour stocker les différents outils nécessaires à la fabrication s’est fait sentir. J’ai donc construit une pièce isolée phonétiquement.

C’est dans cet atelier que je continue mes expérimentations depuis décembre 2016.

Conseils reçu sur mon chemin